Travaux de réhabilitation : comment et à quel prix ?

On a beaucoup tendance à confondre la rénovation et la réhabilitation. Pourtant, ce sont deux termes bien différents. Le premier implique de lourds travaux, tandis que le second engendre une simple remise aux normes de l’habitation. Vous avez flashé sur une maison ancienne et décidez d’acheter celle-ci ? Des travaux de réhabilitation va s’avérer être nécessaires. Retrouvez dans cet article comment y procéder et à quel coût s’élève le projet.

Définition de la réhabilitation

Réhabiliter une maison consiste en son réaménagement ou en sa remise en état sans avoir à procéder à sa destruction. Le but principal est alors de rendre celle-ci habitable. Ainsi, l’architecture, c’est-à-dire l’aspect extérieur du bâtiment (façade, structure) est conservée. Les travaux à effectuer vont plutôt se reposer sur l’amélioration du confort intérieur.

Il est à noter que n’importe quel type de bâtiment peut être réhabilité. Généralement, les travaux de réaménagement portent sur les bâtiments anciens comme les vieilles fermes, les granges, les anciennes églises, etc.

La réhabilitation peut également s’agir d’une réaffectation de bâtiments. On peut par exemple citer le changement de destination d’une ancienne usine ou bien d’un entrepôt en un loft. La nature primaire du bien immobilier va donc être modifiée afin qu’il devienne une résidence ou un bâtiment exploitable à d’autres fins. À Paris, la célèbre Cité de la mode et du design est issue de la réhabilitation d’un bâtiment industriel datant de 1907.

Comment procéder aux travaux de réhabilitation ?

Comme évoqué, les premiers travaux à effectuer en termes de réhabilitation sont souvent des travaux de remise aux normes de l’habitation. On épargne les éléments esthétiques, mais privilégie plutôt l’aspect confort. Le projet peut partir de l’installation d’isolation thermique et acoustique (portant sur les murs, la toiture, le sol, le plafond, les ouvertures) jusqu’à l’aménagement sanitaire, en passant par la rénovation des installations électriques. La pose d’un système de chauffage peut aussi être nécessaire pour offrir du luxe à la future habitation.

Très souvent, des travaux plus précis sont à prévoir. En effet, la plupart des murs des vieux bâtis présentent de l’humidité. Cela implique nécessairement des travaux d’assèchement ou d’imperméabilisation de façade. Associée à ceux-ci, l’installation d’un système de ventilation afin d’assurer une bonne circulation de l’air à l’intérieur de la maison.

Un autre élément à vérifier lors des travaux de réhabilitation : l’état de la couverture. Si celle-ci est détériorée, cela aura un impact important sur l’isolation du bâtiment. En effet, une couverture en mauvais état favorise la déperdition thermique. Bien évidemment, cela risque de faire augmenter la consommation de chauffage qui va sûrement engendrer un coût onéreux de la facture d’énergie. Si c’est le cas, il faut prévoir des travaux de rénovation de toiture.

L’inspection de la charpente est le dernier point à considérer. Les bâtiments anciens possèdent en grande majorité une charpente fabriquée en bois. Au fil du temps, il est tout à fait possible que celle-ci soit infectée par des parasites et des xylophages. Un traitement curatif est alors requis. Au cas où la charpente est en très mauvais état, il faut la remplacer ou la réparer.

À quel prix s’élèvent les travaux de réhabilitation d’un bâtiment ?

Avant d’entamer les travaux de réhabilitation, sachez d’abord qu’une déclaration préalable est généralement requise. Dans certains cas, vous êtes contraint de demander un permis de construire. Il peut, par exemple, s’agir d’un changement de destination, de la localisation du bâtiment dans une zone protégée, de la création d’un chien-assis, etc. Les démarches sont plus faciles si vous vous faites accompagné par un professionnel.

Concernant le coût de la réalisation d’un projet de réhabilitation, vous devez savoir que celui-ci est plus élevé que le prix d’une construction ou d’une rénovation. En moyenne, le coût des travaux varie entre 1 800 euros TTC et 2 300 euros TTC par m². Toutefois, il est plus judicieux de prévoir un surplus de 15 %, puisqu’un projet de ce genre réserve parfois des surprises : recours à un géomètre, étude complémentaire, renforcement d’une poutre cachée dans la maçonnerie, etc. Bref, le coût varie d’un bâtiment à un autre.

 

 

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